J’aime des aéroports.

Il a des personnes qui ressentent l’angoisse. Je suis euphorique. Le simple fait d’être entourée de gens qui parlent des langues inconnues. Le monde bariolé. Le sentiment d’être entre deux. En mouvement. En

attente de l’étape suivante. Vers l’imprévu. Même un peu. Et même quand le vol est retardé. C’est toujours un moment intense et en dehors de la routine quotidienne.
Au moment où je donne mon passeport, ma tention monte. Et si d’un seul coup, on m’empêchait à nouveau le passage.
A chacun son angoisse. La mienne, c’est l’enfermement.
La cage de perroquet.

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