Je rêve de Titanic.

J’ai rêvé cette nuit encore de Titanic. La canicule ? Di Caprio ? Hmm…

Quand j’avais l’âge de mes enfants et je naviguais sur un tout petit voilier le long la côte de la Sierra Leone, mes parents refusaient de le savoir.

Ils me disaient : ” Cela ne sert à rien de nous dire, où tu parts. Nous ne pourrons rien pour toi. Simplement, tu nous empêches de dormir. »
J’ai pris l’habitude de leur faire un petit coucou simplement au retour.
Je les comprends enfin.

Je lui passe, il y a 10 jours le livre de Christian Clot « Au cœur des extrêmes ».
Sa description du voyage en canoë en Patagonie est incroyable.
Je ne sais pas ce qui m’a pris. Acte manqué ?

Mon dernier, après le travail d’été pour se payer ses quelques jours habituels de vadrouille, me parle de Camargue et de Carcassonne…L’été tranquille.

Quelques jours avant le départ, il vient m’emprunter mon sac de couchage de haute montagne pour -25 degrés, pour le bivouac. En Camargue ?
Il a le sien qui tient -10 degrés.
Je pose la question de destination…erreur.

Maintenant, je rêve des blocs de glace.

Plus au nord que Groënland.
Dans l’océan arctique, bien au-delà du cercle polaire, entre 74° et 81° de latitude nord, mer de Barents, Spitzberg.
Les eaux navigables presque toute l’année grâce au courant nord atlantique, idéal pour le canoë.

En canoë donc autour des glaciers de Spitzberg !

Là où se croisent juste des choux-marins norvégiens et russes avec les blocs de glace ?

Coupable ?
Mes parents ne m’ont pas donné le livre de Clot.
Mais, ils me disaient, qu’il ne faut jamais être pétochard.
Ce qui revient sans doute au même.

Et j’en ai marre d’entendre : « les chiens ne font pas les chats ! ».